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10/03/2010 14:52 par François Paix
La Loi du15 novembre 1887:
Cette loi, qui concerne la liberté des funérailles est toujours en vigueur : Depuis 1887, une personne capable peut régler
par testament (et donc volontairement) le sort de sa dépouille
mortelle. Il est ainsi possible de faire don de son corps, après sa
mort, à la Faculté de médecine. A l'époque, l'utilisation du corps, et donc des
organes, s'inscrivait alors essentiellement dans une perspective de
recherche et d'enseignement médical.
Loi Lafay du 7 juillet 1949 :
Cette loi avait autorisé les prélèvements anatomiques après décès. Il s'agissait de permettre la greffe de la cornée, chaque fois que la personne décédée
avait, par disposition volontaire, légué ses yeux à un établissement
public ou à une œuvre privée.
Avec le développement des techniques médicales de greffe d’organes à partir des années 1950, le cadre juridique s'est très vite révélé insuffisant. Il ne permettait en effet pas de favoriser le développement des transplantations d'organes, ni de satisfaire la demande d'organes.
Loi Caillavet du 22 décembre 1976 :
Cette première grande loi en matière de don d’organes a constitué un
cadre juridique permettant les prélèvements les plus divers, non
seulement d'organes, mais aussi de tissus. Le législateur a choisi
d'élargir le nombre d'organnes disponibles en raison des besoins grandissants, en
consacrant une présomption de consentement aux prélèvements après décès.
Lois « bioéthique » du 29 juillet 1994 :
Le vote de deux lois du 29 juillet 1994 relatives, l'une « au respect
du corps humain », l'autre « au don et à l'utilisation des éléments et
produits du corps humain, à l'assistance médicale à la procréation et
au diagnostic prénatal » a eu entre autres pour objet de poser les
principes généraux fondant le statut juridique du corps humain et
régissant le don et l'utilisation de ses éléments et produits.
Ces lois ont par ailleurs abrogé les lois de 1976 et de 1994.
Loi du 1er juillet 1998 :
Les lois de 1994 ont été complétées par d'autres dispositions,
notamment celles résultant de la loi de 1998 relatives au renforcement
de la veille sanitaire et au contrôle de la sécurité sanitaire des
produits destinés à l'homme. A présent, les organes humains prélevés et utilisés
sont, parmi d'autres éléments ou produits du corps humain, considérés
et traités comme des « produits de santé », et un certain nombre de
règles sanitaires sont en conséquence applicables.
Loi « relative à la bioéthique » du 6 août 2004 :
Les conditions d'accès aux
organesont été largement assouplis, dans le but de répondre aux besoins. Cette loi a premis de finaliser un
processus de révision des lois de 1994 qui aurait dû aboutir au plus
tard en 1999. Cette loi devrait à son tour être revue prochainement. En effet, la loi de 2004 relative à la bioéthique prévoit,
comme celle de 1994, un réexamen global dans un délai de cinq ans à
compter de son entrée en vigueur.




